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  • : Wesley Delbelgo
  • histoire-fantastique
  • : Homme
  • : 02/09/1981
  • : Belgique
  • : cinéma création histoire fantastique nouvelle
  • : Jeune passionné d'écriture en train de finaliser mon premier roman J'ai décidé de publier sur ce blog des nouvelles courtes afin de me faire connaître. J'essayerai de publier aussi souvent que possible.

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Nouvelles fantastiques

Samedi 6 décembre 2008

C’est l’histoire de Paul, un jeune ecrivian, qui avait publié un livre mais pas vendu d’ouvrage. Son éditeur lui donnait une seconde chance. Il n’avait cependant aucune idée quant au sujet de son roman. Son rêve d’écrivain allait peut-être s’arrêter. Il prenait son bloc-notes au cas où il aurait une idée et sortait dans la rue pour se rendre dans le parc public. Il aimait regarder les gens, ça lui donnait de l’inspiration. En observant, il remarqua une jeune fille toute seule sur un banc. Elle avait un visage triste. Lorsqu'elle se leva de son banc, prit ses affaires, Paul la regarda partir, en direction de la ville, en se posant des questions sur cette intrigante personne. Pourquoi était-elle si triste ?

Paul rentrait dans son appartement, il n’arrivait pas à se l’enlever de la tête. Son visage, si  triste, lui donnait l’envie d’écrire sur elle, elle l’inspirait. Il alla se coucher mais le visage de cette jeune fille était encrée dans sa tête. Il ne dormit pas de la nuit, il se leva tôt pour aller au parc en espérant la revoir. Elle était là, toujours au même endroit que la veille, le même banc. Son visage devenait de plus en plus triste.

Paul se leva, se dirigea vers elle, se mit à coté d’elle et lui parla. Au début, elle ne répondait pas. Paul lui dit « pourquoi un si jolie visage ne sourit-il pas ? ». Elle le regardait en souriant et lui dit «je n’ai pas envie de sourire, vous êtes le premier depuis des mois à venir à côté de moi ». Paul lui souria.

Paul «je m’appelle Paul»

La jeune fille lui répondit «moi c’est Adeline»

Ils parlaient de leur vie respective. Au bout de trois heures Adeline se leva et lui dit «à demain». Paul lui fit un sourire et lui dit «avec plaisir».  Il rentrait chez lui en ayant trouvé sa muse, son inspiration, il continua à écrire jusqu'à plus de 3H du matin. Il alla s’allonger puis mit son réveille à sonner. Il se leva au son de son réveil et sauta dans ses vêtements. Il s’arrèta chez le boulanger pour prendre deux croissants, deux café et une rose rouge. Arrivé au parc avant elle, il lui prépara un pique-nique surprise. Il était assis sur le banc à l'attendre. Lorqu'elle arriva, il se leva et lui dit  «suis-moi, j’ai une surprise pour toi».

Adeline hésitait à le suivre,  puis elle le suivit derrière un buisson où apparaissait au sol une nappe, deux cafés, croissants et un vase avec une rose rouge. Elle le regardait, et se mit a pleurer. Paul la prit dans ses bras et elle lui dit «tu es la première personne qui s’intéresse à moi».  Il était perdu après cette révélation, elle devenait de plus en plus mystérieuse. Adeline s’arrêta de pleurer, lui sourit et lui dit "Nous le prenons ce petit déjeuner?". Ils devenaient de plus en plus proche, parlaient de leur vie. Elle lui fit une confession qui allait tout changer à jamais pour Paul.  Elle lui annonca qu’elle était gravement malade; en attente d’une transplantation cardiaque et de rénale. Elle n’avait plus de famille. Elle le regarda et lui dit "je comprendrais que tu ne veuilles plus me revoir, je n’ai pas envie que tu restes avec moi par pitié".

Paul la regarda, lui prit la main en souriant et dit «je n’ai pas pitié de toi, depuis la première fois que je t’ai vue dans le parc, ton visage est dans ma tête, je ne saurais vivre sans toi».

Adeline « je ne peux te promettre une histoire d’amour, car je ne sais pas combien de temps il me reste à vivre »

Paul  la regarda dans les yeux et lui dit « je n’ai jamais aimé un personne autant que toi, temps qu’il te restera un souffle de vie je serais a tes cotés. Je ne t'abandonnerais jamais quoi qu’il arrive». Il embrassa sa main. 

Adeline  se mit a quatre patte est avançait vers  Paul et l’embrassait, puis elle se blottissait dans ses bras. Toutes l’âpres midi, puis Adeline proposait a Paul de la raccompagner jusqu'à chez elle. Sur le chemin elle se sentait pas bien Paul la prit dans ses bras et arrivait devant une clinique hospitalière, il rentrait dedans et l’infermière venais vers lui et lui demander ce qui c’était passer, il lui racontait tout et il l’a déposait dans sa chambre puis la bordait. il rentrait chez lui, il ouvrait la porte, et de mettais dans son fauteuil, puis se mettait a pleurer, car il comprit que Adeline allait mourir, qu’il ne pouvait rien faire.  Il endormit dans le canapé et se réveillait vers 6h du matin, il avait toujours vue Adeline avec un tee-shirt  de casimir ; Il appelait l’hôpital et demandait a l’infermière  de dire  a Adeline qu’elle ne pouvait pas sortir ce matin car le docteur voulait le voire, elle était d’accord avec lui.

Il était 9H, il faisait tout les magasins de costume de la ville pour trouver un costume de casimir, il en trouvait un est se rendait a l’hôpital. Avant de rentré dans le servie, il allait au WC et enfilait le costume de casimir. il sortait des wc et il rencontrait l’infermière qui lui prêtait une blouse de docteur. Adeline était triste car elle pensait quelle ne verrait pas Paul aujourd’hui. On frappait a la porte de sa chambre, elle disait « entrez». Elle vue apparaitre Casimir en docteur. Elle était pliait de rire car elle ne s’y attendait pas.

Adeline « bonjour docteur Casimir »

Paul qui était dans le costume « lui donnait un bouquet de rose rouge ». Elle comprenait tout de suite que c’était Paul. il  enlevait la tète et l’embrassait

 Adeline « tu es génial Paul, tu c’est ce qui me ferait très plaisir c’est que snoupi aille voire les enfants malade tu croix que c’est possible »

Paul «  a la condition que tu m’accompagnée

Adeline  « avec plaisir »

Paul et Adeline allait voire les enfant malades qui ne recevait jamais de visites, dans le couloir, il croisait un docteur qui le regardait et lui dit « Bonjours snoupy , tu veut bien faire une photo avec moi ». Il faisait une photo avec lui et lui demandait  ou étais le service pour enfants. Le docteur l’amenait dans le service  des enfants  malades, il faisait toutes les chambres des enfants tout l’hôpital était en fête  Paul ramenait Adeline dans sa chambre et l’as déposait. Il croisait son docteur, il demandait a le voire, il voulait faire des tests pour voire s’il ne pouvait pas donner un rhin. Le docteur faisait les essaies il aurait la réponse dans la journée du lendemain. Il rentrait chez lui et s’endormait de fatigue. il dormait comme un bébé, il était 9h, son gsm sonnait c’était le docteur qu’il lui annoncer qu’il était compatible a 100%.

Paul «  je le fais a la conditions que Adeline ne soit pas au courant »

Le docteur « pourquoi vous ne voulais lui dire ? »

Paul « je ne veux pas qu’elle le sache »

Le docteur « quand  voulez-vous que l’opération se passe »  

Paul « le plus rapidement possible »

Le docteur «  demain, matin venait venez vers 6h30, l’opération se dérouleras a 10h »

Paul « merci docteur » il s’installait devant son pc, commençait effacer le fichier, et commencer a écrire.

«   J’étais dans le parc, quand je les vue elle était la, mon cœur se mit à battre pour toi. Je n’osais pas  l’approcher. Elle était si belle, on aurait dit un ange tombé du ciel. Je m’approchais en marchant d’un pas hésitant de peur de me faire jeter, mais elle me fit un sourire. A ma grande surprise elle me dit que je pouvais m’assoir accoté d’elle puis on c’est mit a parler. J’étais au paradis  une personne s’intéresser a moi. On a discuté pendant plus de 4h. on se séparait , mais on se donner rendez-vous le lendemain……….. »

Il prenait sa veste et allait a l’hôpital voire Adeline, elle était heureuse car elle allait trouver un donneur, que demain  je me fais opérait. Elle sautait dans les bras de Paul se disait que si elle le savait. Paul lui dit que demain il devait aller voire sa grand mère malade qui lui restait peu de temps à vivres. Adeline était triste a l’idée que Paul ne serait pas la. Mais si elle le savait. C’était la fin des visites, Paul l’embrassait et sortait de la chambre, tout les infermières et docteur le savait, on avait les consignes a l’infermière de ne rien lui dire. Adeline était en en pleure, l’infermière rentrait dans sa chambre, elle l’a pris dans ses bras et lui demandait ce qui se passait. Adeline  lui parlait qu’elle croyait que Paul s’éloigné d’elle. L’infermière lui dit que Paul l’aimait ça se voyait. L’infermière  était au courant mais elle ne pouvait rien lui dire au sujet de Paul.

Paul continuait a taper son ordinateur

« Des que je les vue pour la première fois mon cœur c’est mis a battre pour toi. Je voudrais cryllait mon amour autant qu’il a des étoiles dans le ciel, je ferais n’importe quoi pour toi. Ta présence a mes cote suffit seulement a me rendre heureux »

il était a la moitie de son livres, il avait imaginait une vie normale avec Adeline, il avait des enfant une maison, un monde imaginaire dans lesquelles la maladie n’existait pas  il se mit dans son canapé, il tenais la tète avec les mains et ils se disait « si seulement je pouvais lui trouver un cœur ». Tout a coup un homme apparaissait dans son salon et le regardait. il lui disait « c’est possible de lui donner un nouveaux cœur»

Paul « comment je peux le faire, et qui êtes vous ? »

L’homme « mon nom est  max en échange d’une signature tu vivras avec elle  40  de bonheur mais âpres tu iras en enfers pour toujours »

Paul « votre proposition est très alléchantes, laisser moi 24H de réflexion »

Max « dans deux jours je reviendrais te voire » il disparaissait. Paul se poser la question s’il ne devenait pas fou.  il continuait son livres,  il était bientôt  finis il ne savait pas comment le finir. il s’endormit. Son réveille sonnait, il se levait puis se lavais il arrivait a l’hôpital et s’enregistrait mais Max était la et s’approchait de lu. il mettait la main sur son épaule et lui donnait un papier il y avait écris dessus « signe et tu n’as pas besoin de l’opération ». Paul le regardait et lui disait « non, je n’ai pas encore décidé ». satin  partait et lui dit «  son cœur ne va pas tenir longtemps »

Paul « tu essaie de me faire signer a tout pris »

Max « l’avenir nous le diras », et il disparait.

L’opération se passait bien, la transplantation se passait très bien. Paul se réveillât 3h âpres, il se sentait dans les vape.il posait a la question au docteur comment allait Adeline.

Le docteur « très bien, mais son cœur ne vas pas tarder à lâcher, l’opération a était difficile.si on ne trouve pas un cœur, on lui donne moins de trois semaines.

Paul « mon cœur serait ‘il compatible pour elle »

Le docteur «  oui pourquoi »

Paul « juste pour savoir », il était décider à signer le contrat, pour qu’elle ait droit a la vie qu’elle rêvait. Il arrivait dans la chambre Adeline Elle était sous respirateur artificiel, l’infermière rentrait dans la chambre, elle regardait Paul et lui disait « je suis désole pout vous »

Paul «  j’ai la solution pour la sauver, je vais le faire » il sortait de la chambres décidait. Il était dans son appartement  il finissait son livres, il mettait  dans la dernière page 

« Mon amours, tu as était les plus belles choses  qui m’est arrivait, je te dédis se livres, je serais toujours avec toi, car tu possède un de mes Rhin. L’amour  peut donner des ailles, transformer un homme. Tu as était ma muses, mon inspirations. Profite de la vie, je serais toujours avec toi en permence.  Tu as le droit de vivre de tes rêves, je vais t’offrir un cœur neuf Vis pour nous deux, l’amour véritables  est dans les actes et aussi dans les gestes, je t’offre la vie. »

Il sauvegardait le fichier, l’envoyait par email à son éditeur. Il sortait dehors et vue Max dans la rue et regardait Paul «  tu es prêt a signait le contrat.

Pendant ce temps l’éditeur de Paul, ouvrit son email, il commençait a le lire, il passait toutes la nuit, a la fin du livres il était en larme. C’était la première froids qu’un livres lui fessait cette effet.il essayait de contactait Paul pour lui dire qu’il allait le publier sans rien changer. il recevait un email de Paul, 

« Je veux que tu appelles  mon livres  pour toi mon amours Adeline »que les droit d’auteur lui reviennes. Je te remercie de m’avoir  eu confiance en moi. J’arrête ma carrière d’écrivain. Je croix que je ne possède  pas assez de talent.

Merci »

Le docteur arrivait devant Adeline, nous avons à cœur pour vous. On vous opère tout de suite »

Adeline « d’où vient le cœur »

Le docteur « je ne peux rien vous dire », il amenait  Adeline en salle opération pour  lui transplanter son cœur qui se passait bien. 12H plus tard elle se réveillait, elle se sentait heureuse car elle va pouvoir vivre ses amours avec Paul et faire des projets. Elle demandait a l’infermière ou était  Paul  l’infermière lui dit que Paul n’étais plus venus depuis son opérations du cœur. Elle sortait de l’hôpital, elle espérait au plus profond de son cœur que Paul serait l’attendrait sur un banc. Mais a son grand d’espoir il n’était pas la. Elle se demandait  si Paul n’avait pas eu pitié d’elle. Elle se mit a pleurait sur le banc de l’hôpital.

Elle s’arrêta devants son appartement, elle sonnait à la porte de l’appartement de Paul. Mais personne. Elle sonnait chez le concierge. Une vielle dame arrivait, elle ouvrait la porte. Elle demandait à la jeune fille ce qu’elle voulait.

Adeline « je suis à la recherche de Paul »

La vielle dame « Paul se gentil jeune hommes, son appartement à était vendu, d’âpres se que j’aurais appris il aurait quitté le pays »

Adeline « je vous remercie »  Elle était déçu par son attitude, lui qui avait était toujours la pour la soutenir, pourquoi avais t’il fait ça. Elle commençait a se posé des questions sur les sentiments de Paul. Comme elle n’avait connu que l’hôpital toute sa vie, elle vivait chez c’est Parent. Elle cherchait activement un emploie, un appartement. A cause de Paul, elle se méfier des hommes. Ses nuits était  hantait car elle en voulait a Paul, elle n’arrivait pas a l’oublier, elle passait ses nuit a pleurait car elle voulait revoir Paul. Elle avait engagé un détective privée pour le retrouver, mais il était introuvable. Elle n’arrivait pas à avoir une relation avec quelqu’un car Paul lui avait brisé le cœur. Plus les jours passée plus elle lui en voulait a Paul.

Ca fessait plus de 6 mois, qu’elle  commençait à oublier Paul, elle avait trouvé enfin un travail au sein d’une asbl  pour  les dons d’organes. Elle avait trouvait un appartement. Elle avait une vie aujourd’hui d’une personne normale. Elle était heureuse, de sa nouvelle vie. Elle était avec ses ami en ville pour allait faire la fêté. Elle passait devant une librairie quand tout a coup elle vue en vitrine un livres qui s’appelait pout
« Pour toi mon amour
», ses amie plaisantaient au sujet du livres, elle vue le nom de Paul. Elle ne faisait pas le rapprochement. Elle passait une bonne soirée avec ses amies. Elle rentrait dans son appartement, elle s’endormait tranquillement. Elle se posait des questions sur le livre qu’elle avait vue en librairie, elle se levait puis elle fessait le tour de la pièce. Elle passait une nuit blanche. Elle sortait de chez elle pour prendre un exemplaire du livre. Elle rentrait dans la librairie, puis prit le livre, elle se dirigeait vers la caisse et posait des questions sur l’auteur  au vendeur.

Le vendeur « C’est un vraie best seller, il a était vendue a plus de  1 millions d’exemplaires, l’auteur du livres, on ne l’a jamais vue, son éditeur refuse toutes question par rapport  a son auteur. »

Adeline se posait des questions si c’était Paul, elle aurait la réponse à la question qu’elle se pose depuis son opération. Elle voullait lui dire ses 4 vérités. Elle le détestait et l’aimait aussi, elle ne savait  plus ou elle en était. Elle rentrait chez elle, pour lire le livre. Elle passait tout un âpres midi à le lire. Sa sœur arrivait chez elle, elle avait une copie de la clef comme il partageait  l’appartement. Adeline était en pleure, sa sœur  lui demandait ce qui n’allait pas.

Adeline « je pense à  Paul »

Sa sœur « oubli se nul, tu mérites mieux »

Adeline allait dans sa chambre, elle avait finis de lire le livres, elle était en pleure  Sa sœur venait la voire qu’es qui ne vas pas » Adeline lui répondait, «  j’ai retrouvé Paul. Il a écrit un livre, sur nous. il a fait un monde ou je suis pas malade, on avait une famille, une maison. Demain je dois voire le médecin »

 

Adeline  prenait rendez vous chez le docteur qu’il avait les transplantations ». Elle avait rendez-vous  le lendemain. Elle arrivait à la clinique, elle rentrait dans le cabinet de consultation.

Le docteur « comment allez-vous ? » 

Adeline « Docteur, je veux la vérité, sur le donneur de mon cœur et mon rhin » 

Le docteur  « je ne peux rien vous dire, c’est le secret professionnelle, le donneur  a voulus rester anonyme » 

Adeline «  je ne sortirais pas dans se bureaux, sans avoir qui est mon donneur » 

Le docteur  « je croix que je te dois, la vérité. Le donneur c’est Paul »

Adeline « Paul ??? Je veux savoir ce qui c’est passée »

Le docteur « le jours où tu as reçu ton cœur, Paul est venu me voire. Il a sortit une arme, il m’a dit mon cœur est  pour Adeline, il m’a dit de vous dire qu’il vous aimé et il vous  a offert la vie. » 

Elle sortait de l’hôpital, son  gsm sonnait, elle répondit c’était l’éditeur de Paul qui lui annonçait une nouvelle étonnante  « Paul m’a dit  de vous reversait les droit d’auteur de son livres pour vous, ça vous fait une somme de 185 000 EUR, il a même fait un site internet sur le livres   »

Adeline « merci monsieur, voila mes coordonnes  bancaire 045-800-560 »

L’éditeur « je suis désole de vous l’annoncer comme ça » il raccrochait. Elle allait au parc ou avait eu lieu  ou elle avait rencontré sur le banc en souriant. Elle regardait autour d’elle et vue un homme qui étais triste, elle se levait et se dirigeait vers lui.

Adeline rentrait  dans son appartement, elle pleurait dans les bras de sa sœur.  Elle lui dit « Paul ne m’as pas abandonnait, il vit avec moi. Sa sœur ne comprenait pas pourquoi.  Adeline lui racontait toute l’histoire a sa sœur. Elle s’en voulait car elle l’a détestait alors qui lui avait fais les plus beaux cadeaux d’amour qu’on peut faire, c’est de lui offrir la vie

Le lendemain matin,  elle allait dans le parc  ou elle avait rencontrait Paul. Elle s’assie sur un banc et observait autour d’elle, elle voyait un jeune homme triste sur un banc, elle levait la tète au ciel, et disait « merci Paul ». Elle se levait et se dirigeait vers le jeune homme.

Par Wesley Delbelgo
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Samedi 26 juillet 2008

Une voiture roulait sur une vieille route en mauvais état. Au volant, Alicia, 27 ans, fiancée à Damien, 30 ans, qu’elle accompagnait à l’enterrement de son unique tante. Laquelle l’avait élevé dès son plus jeune âge pendant que ses parents voyageaient à travers le monde pour leur profession respectivement de diplomate et de mannequin. Il tenait à être présent pour rendre un dernier hommage à la femme qui lui avait servie de mère. A l’âge adulte, Damien avait trouvé un emploi d’informaticien-directeur dans une société basée à Bruxelles. Hors son village natal, où vivait sa tante, était situé à 1200 kilomètres de là dans le sud de la France. Ils avaient roulé toute la journée en se relayant, mais le soir tombait et la fatigue commençait à se faire ressentir de plus en plus, tout comme la faim. Ils décidèrent qu’une étape dans un motel sur la route serait nécessaire. Ils commencèrent par s’arrêter à la première station-essence dans l’intention de faire le plein, de se ravitailler en provisions diverses et de demander où se trouvait le motel le plus proche. Ils sortirent tous deux de la voiture afin de se dégourdir les jambes. Damien, le plein terminé, rejoignit Alicia dans le shop pour régler l’ensemble de leurs achats.

Le jeune couple interrogea le gérant pour savoir où trouver un motel ou un endroit où dormir. Il commença à leur raconter qu’autrefois il y avait eu un motel quinze kilomètres plus loin mais que ce dernier avait été détruit par un incendie, emportant dans la mort tous les clients et les propriétaires. Depuis lors des camionneurs témoignaient avoir vu le motel les soirs de pleine lune et de nombreuses disparitions étaient signalées.

Le gérant : « Ce soir, la lune sera pleine, si vous continuez votre route et que vous l’apercevez, ne vous arrêtez pas. Continuez encore cent cinquante kilomètres jusqu’au prochain motel. Suivez mon conseil où vous disparaitrez. »

Ils remercièrent le gérant et le saluèrent avant de quitter le shop. Damien venait de franchir la porte quand Alicia sentit son bras tirer vers l’intérieur. C’était le gérant qui voulait mettre Alicia, qu’il sentait plus sensible à ses propos que son compagnon, en garde une dernière fois.

Alicia raconta ce qui venait de se passer à son compagnon. Ce dernier se mit à rigoler. Encore une légende urbaine ou un attrape-touriste pour donner un peu d’intérêt à la région, pas de quoi s’inquiéter.

Tous deux étaient épuisés, ils avaient besoin de repos. Ils pensaient dormir sur le bord de la route quand des lumières furent visibles à quelques kilomètres. Ils continuèrent à rouler jusqu’à l’endroit d’où provenait la lumière. C’était un motel. Ils allaient pouvoir se reposer, pensa Damien en demandant à Alicia de s’arrêter. Elle s’exécuta tout en regardant le compteur kilométrique, gardant à l’esprit l’histoire du pompiste. Ils avaient parcourus seize kilomètres depuis la station essence, Alicia le fit remarquer à Damien. C’était un homme rationnel, il ne pouvait croire à une telle histoire et convint sa fiancée qu’ils n’avaient rien à craindre.

La voiture garée sur le parking, ils se dirigèrent vers l’entrée protégée par un porche en bois. Les portes étaient sculptées, une vraie d’œuvre d’art. Rare était l’occasion de voir de telles sculptures de nos jours. Ils poussèrent les portes, l’intérieur était aussi bien ouvragé que l’extérieur.

Damien : « Bonjour monsieur, auriez-vous une chambre pour deux pour cette nuit ? »

Le réceptionniste regarda le registre et s’excusa de ne plus avoir de chambres de disponible en état d’être occupée.

Damien : « Il vous reste donc bien une chambre. Nous ne sommes pas difficiles, nous voulons juste pouvoir dormir un peu dans un lit confortable. »

Le réceptionniste : « Je ne peux pas vous la louer. »

Damien : « Nous la prenons. »

Le réceptionniste : « Voici vos clefs. Votre chambre est située au dernier étage, dans le fond du couloir. »

Damien et Alicia prirent l’ascenseur, un vieux modèle. Ils entrèrent dans leur chambre. La tapisserie était vieillotte, la moquette poussiéreuse tout comme le reste du mobilier. Sur une des tables de nuit, Damien trouva un journal, datant du 12 janvier 1834, qu’il fit voir à Alicia. Elle avait peur, elle voulait partir mais savait que Damien la prendrait pour une femme influençable. Elle préféra garder ses réflexions pour elle. Ils décidèrent d’aller manger. Sur le chemin, Alicia vit une fillette qui les regardait bizarrement. Elle dit : « partez tant qu’il est encore temps … ». La fillette disparut aussi vite qu’elle était apparue.

Alicia demanda à Damien de partir après ce qu’ils venaient d’entendre mais il ne comprenait pas. Elle lui décrivit la scène qui venait de se produire. Elle le voyait froncer les sourcils.

Damien : «  Nous n’avons croisé personne ma chérie. Ca doit être la fatigue. Tu as besoin de repos. »

La salle de restaurant était vide, peu étonnant étant donné l’heure tardive. Un serveur arriva prendre leur commande. Ils voulaient deux hamburgers frites. Le serveur ne comprenait pas leur demande. Il leur demanda ce qu’était un hamburger frites. Alicia était de plus en plus effrayée, elle voulait partir. Damien n’appréciait guère la tournure de la conversation. Ils décidèrent de quitter le motel dès qu’ils auraient récupérés leurs effets personnels dans leur chambre. Ils passèrent par l’accueil demander la clef de leur chambre Le réceptionniste leur répondit que cette chambre n’existait pas. Les deux amoureux commençaient à paniquer. Ils prirent l’ascenseur, qui tomba en panne. Damien appela la réception pour qu’on les délivre de l’ascenseur. Le mécanicien au téléphone  leur dit  que tout fonctionnait parfaitement et raccrocha immédiatement. Damien tenta d’ouvrir la porte. Ils réussirent à s’en extraire et finir de monter les deux étages à pieds.

Ils avançaient dans le couloir. A leur grande stupeur, la porte de leur chambre avait disparu.

Damien : « On s’en va, j’ai une double de la clef de contact dans la voiture. Nous n’aurons qu’à casser une vitre pour entrer. La clef se trouve sous le siège conducteur. »

Alicia : « On y va. »

Ils prirent la direction des escaliers. La fillette apparut à nouveau devant eux.

Alicia : « Damien, la fillette, dont je t’ai parlé tout à l’heure, est en face de nous. »

David : « Je ne la vois pas. »

La fillette : « Je vous avez prévenu. Je le dis à chaque fois. Personne ne prend garde et la malédiction gagne toujours au final. »

Alicia : «  Quelle malédiction ? »

La fillette : « Je t’en ai trop dit. » Elle traversa le mur d’en face.

Alicia raconta la conversation à Damien, lequel dit qu’ils allaient sortir immédiatement de cet endroit. Arrivés au rez-de-chaussée, il ouvrit la porte mais ils étaient toujours dans le motel. Alicia se mit à pleurer. Elle était à bout de force. Damien la prit dans ses bras.

Alicia en larmes : « Nous sommes maudits, nous allons rester toute notre vie dans ce motel. »

Damien : « Je vais trouver une solution. Je te promets de nous sortir d’ici jusqu’à mon dernier souffle de vie s’il le faut. »

Il perdait patience. Il secoua le réceptionniste, exigeant qu’on les laisse sortir immédiatement.

Le réceptionniste : « Je suis dans votre cas aussi. Suivez-moi dans le salon, nous serons mieux pour discuter. »

Ils le suivirent et s’assirent sur un canapé, faisant face à leur interlocuteur.

Le réceptionniste : « Mon nom est Hugo. Je vais vous raconter mon histoire et vous comprendrez ce qui se passe ici. C’était dans les années 40, je suis né de famille riche. Mon père voulait me marier à la fille d’un ami afin d’opérer la fusion de leur société respective. Cependant, j’étais tombé fou amoureux d’une domestique prénommée Violette. Dès notre premier regard,  ce fut le coup de foudre. Elle avait le visage d’un ange aux yeux d’un bleu profond dans lesquels se reflétaient le coucher de soleil. Un soir, seul dans la demeure, je me suis décidé à lui déclarer ma flamme et j’ai réussi à la convaincre de prendre ses repas avec moi pendant l’absence de mes parents. Malgré la peur de se faire renvoyer, elle accepta. Trois jours durant, nous avons passé nos journées à parler, à nous découvrir. Elle m’avoua qu’elle partageait mes sentiments mais que notre amour était impossible étant donné la différence de statut social. Je n’en avais que faire des classes sociales. Nous étions tous des êtres humains après tout ! La seule chose dont j’étais sur, c’est que je voulais finir mes jours à ses côtés. Je l’ai embrassée et nous avons passé la nuit dans l’intimité de ma chambre. Le matin, jour de retour de mes parents, elle avait quitté ma chambre. Mes parents arrivèrent en compagnie de ma future épouse, Elena. Tout était déjà arrangé alors que nous ne nous étions jamais rencontré auparavant. Les jours passaient, le mariage approchait, j’arrivais à passer de rares moments en cachette avec ma bien aimée. Quant à ma promise, que je négligeais volontairement, je voyais son visage s’assombrir chaque jour davantage. Je lui proposais d’aller nous promener dans les jardins de la propriété. Nous nous sommes ouverts l’un à l’autre. Elle n’était pas plus enchantée que moi de ce mariage. Elle en aimait un autre. Mon père était proche de la faillite, seul ce mariage pouvait sauver sa société. Je lui ai alors proposé de prétendre à mes parents que nous avions besoin de davantage d’intimité pour nous connaître et que nous voulions partir en voyage. En réalité, le but était pour chacun de retrouver l’être aimé. J’avais mis suffisamment d’argent de côté pour partager cet argent avec Elena et recommencer une autre vie chacun de notre côté. Je suis partie avec Violette. Sur la route, nous nous sommes arrêtés à une station essence pour faire le plein et le gérant nous a mis en garde mais nous ne l’avons pas cru et l’on s’est retrouvé piégé ici tout comme vous. Ma compagne voyait une fillette. Après six mois de tentative pour sortir d’ici, elle ne supportait plus la situation. Elle a fini par se pendre. Je n’ai pas eu le courage d’en faire autant. En redescendant à la réception, un mot me souhaitait la bienvenue dans mon nouveau travail. Vous en savez autant que moi à présent. »

Alicia : « Comment briser cette malédiction ? Nous devons retrouver la fillette, je suis sûre qu’elle est la clef ! »

Ils ont parcouru tout le motel pendant plus de trois heures quand la fillette fit enfin son apparition. Cependant, elle courait mais ils l’eurent vite rattrapée.

Alicia commença par lui demander pourquoi elle n’apparaissait que devant les femmes. La fillette lui expliqua qu’elle ressentait que seule une femme pourrait lui prêter attention. Après toutes ces années d’errance, elle trouvait les hommes trop sûrs d’eux. Aucun jusqu’à ce jour n’avait cru sa compagne quand elle racontait m’avoir vu.

La fillette : « Maintenant que tu as réussi à les convaincre de mon existence, je veux bien apparaître devant eux. »

Alicia : « Que s’est-il passé ici ? Comment se fait-il que les clients peuvent entrer mais ne jamais ressortir de ce motel ? »

La fillette : « Je ne sais pas exactement ce qui s’est passé mais un jour je n’ai plus jamais vu mes parents. Je me suis mise à errer dans le bâtiment. Mes parents dirigeaient cet établissement. Peut-être que le bureau de mon père contient des informations qui pourront vous aider. Moi, je n’arrive pas à y pénétrer. Vous êtes les premiers à me faire confiance. Au fait, je m’appelle Mika. »

Ils arrivèrent devant le bureau du directeur. La porte était fermée à clef. Ils commencèrent par frapper à la porte mais personne ne répondit. Damien proposa de fabriquer un bélier avec un chariot et un sommier pour enfoncer la porte. Il se mit au travail avec Hugo. Une heure après, la porte ne résista pas à leur assaut ; elle céda du premier coup.

Ils commencèrent à fouiller le bureau. Alicia trouva un journal d’activités. Il racontait la vie des dirigeants en parallèle de l’activité du motel. Elle se mit à lire à haute voix la dernière page.

Le 9 janvier 1834

Le motel est complet comme d’habitude. Je me sens épuisé. Mon épouse ne m’aide plus dans la gestion. Depuis le décès de notre fille unique suite à une maladie incurable, elle est inconsolable. Elle n’a plus le goût de rien. Elle reste dans notre chambre la plupart du temps. Je ne la vois que très peu.

Le 10 janvier 1834

Ma femme m’en veut ; elle pense que c’est à cause du bâtiment que notre fille est morte, elle veut qu’on le ferme. Je ne suis pas d’accord ; il a toujours appartenu à ma famille depuis quatre générations. Je ne le revendrais pas.

Le 11 janvier 1834

Mon épouse ne me parle plus ; elle veut me quitter si je ne vends pas l’établissement. Elle s’est installée dans la chambre 149 ; là où notre fille est décédée. Elle ne veut plus quitter cette chambre.  Je ne sais plus quoi faire.

Le 12 janvier 1834

Ma femme a mis le feu à sa chambre. Elle s’y est enfermée et elle a bloquée toutes les issues. Les occupants sont paniqués et courent en tout sens. Je suis coincé dans ce bureau. Le couloir est en feu. La porte de mon bureau ne devrait plus tarder à céder. Je vais mourir dans mon cher motel. Par ma faute, des dizaines de personnes vont trouver la mort mais je n’essaie même pas de les aider. Je suis heureux d’être délivré de cette vie insupportable. 

Alicia : « Je crois avoir tout compris, nous devons amener Mika dans la chambre 149. »

Mika : « Je me souviens ! »

Ils réussirent à ouvrir la porte avec peine tellement la chaleur était importante. La chambre était en feu. C’était surnaturel ! La mère de Mika pleurait assise sur une chaise au fond de la chambre. Alicia traversa la pièce avec Mika.

Mika : «  maman, c’est moi, Mika. »

La mère : « Tu es vivante ? »

Mika : « Non, tu ne te souviens pas, je suis morte de maladie et toit tu as incendié le motel avec tous ses occupants. »

La mère : « Comment ais-je pu faire ça ? Je suis un monstre ! »

Mika : « Non maman, tu peux tous nous aider en ouvrant toutes les portes. Les personnes mortes en 1834 pourront enfin reposer en paix et les gens vivants pourront sortir et reprendre leur vie là où ils l’ont laissée avant de rester bloquer ici. Toi seule peux tous nous libérer définitivement.  »

La mère s’exécuta et remercia Alicia, Damien et Hugo pour leur aide. Mika remercia Alicia d’avoir cru en elle et de l’avoir aidée à retrouver sa mère. Toutes les âmes s’évanouirent les unes après les autres. Hugo fit un dernier signe à Alicia et Damien.

David : « Tu crois que quelqu’un croira ce que l’on vient de vivre ? »

Alicia : « Ce sera notre secret. Nous pourrons raconter cette histoire à nos enfants plus tard. »

Ils remontèrent dans la voiture et s’empressèrent de reprendre la route pour atteindre leur destination.


Par Wesley Delbelgo
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Mardi 22 juillet 2008
Merci à vous mes lecteurs fidèles. Fin de semaine sera publiée ma prochaine nouvelle intitulée  "Le motel de la pleine Lune". En attendant, vous trouverez déjà l'image illustrant ma nouvelle.
Par Wesley Delbelgo
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Vendredi 13 juin 2008



Une voiture roulait à travers la campagne, à son bord quatre personnes ; deux couples qui allaient à une rave party. Il y avait Paul qui conduisait accompagnée de sa copine Mégane, derrière, sur les sièges passagers, Samantha et David, leurs amis. Cela faisait plus d’une heure qu’ils sillonnaient les petites routes.

Tout à coup, une bête étrange traversa la route, Paul en voulant l’éviter tourna le volant vers la droite et évita de peu l’accident. Paul s’arrêta afin de vérifier l’état de la voiture. Celle-ci n’avait rien. Il retourna s’asseoir au volant et dit, en regardant Mégane « Elle n’a rien, ça me rassure vu que je l’ai achetée la semaine dernière ».

Mégane lui répondit « le principal c’est que nous ayons pu éviter l’accident ! ». David regarda Paul et lui dit « tu es mon héros ... ». Les quatre amis rigolaient à présent de leur mésaventure. Ils reprirent la route. A peine une centaine de mètres plus loin, la voiture s’arrêta nette ; la jauge d’essence était sur la réserve. Pourtant, ils avaient fait le plein juste avant de partir. Paul sortit de la voiture et demanda à Mégane de l’éclairer avec une lampe de poche. Quelque chose avait percé le réservoir d’essence. Il leur annonça la mauvaise nouvelle. Il attrapa son téléphone portable pour appeler son assistance auto pour être dépanné mais il n’y avait pas le moindre réseau. Il demanda aux trois autres mais personne ne captait de signal.

Paul dit à Mégane et à leurs amis de prendre leur veste. Ils devraient marcher jusqu'à une habitation ou une cabine téléphonique. Il ferma la voiture. C’était un soir de pleine lune ; la route était donc bien éclairée. Après  plus  d’un kilomètre, ils arrivèrent devant une grande propriété à l’apparence sinistre, faute d’avoir été entretenue. Devant les grilles métalliques, Paul regarda David et lui dit « Crois-tu que c’est une bonne idée de demander de l’aide ici ? ». Mégane s’interposa et dit : « Moi, je ne marche plus. C’est la seule maison dans le coin. On leur demande juste de l’aide et on repart. C’est aussi simple que ça ! ». Elle avança pour sonner. Une voix tremblante répondit « Oui qui est là ? ». Mégane répondit « Désolée de vous déranger si tardivement mais notre voiture est en panne. Pourrait-on utiliser votre téléphone pour nous faire remorquer ? »

Il n’y eut pas de réponse, juste une caméra en haut des grilles pivotant pour les observer. Les grilles s’ouvrirent. Ils avancèrent alors vers l’immense demeure tout en regardant autour d’eux. Plus rien n’avait été entretenu depuis des années, tout était à l’abandon.

Ils arrivèrent devant la porte d’entrée, frappèrent et la porte s’ouvrit. Ils avançaient dans cette demeure qui leur apparut avoir été un château il y a bien des années. La poussière était devenue maître des lieux. Une ombre tremblante fit son apparition et dit « Je me présente, je suis la comtesse de Loriac, vous êtes les bienvenus dans ma demeure ».

Mégane s’avança « Je m’appelle Mégane, laissez-moi vous présenter mon fiancé Paul, Samantha et David ; des amis. Nous n’allons pas vous importuner longtemps serait-il possible d’utiliser votre téléphone ? »

La comtesse lui dit « Vous ne m’embêtez pas ! J’ai rarement de la visite. Le téléphone est par là, suivez-moi ». Ils arrivèrent devant le téléphone. Paul appela le service de dépannage mais il ne pouvait plus intervenir avant le lendemain dans la journée en raison d’un grave accident sur l’autoroute, l’ensemble des effectifs avait été réquisitionnés par la police afin de rétablir au plus vite la circulation.

Paul expliqua la situation et proposa d’aller dormir dans la voiture en attendant la dépanneuse. La comtesse, oreilles tendues dans la pièce d’accoté, leur proposa de passer la nuit dans sa demeure rétorquant qu’elle avait de la place et qu’elle se sentirait moins seule pour une fois. Sans attendre la moindre réponse, elle pria sa bonne de préparer le repas pour ses convives. Voyant leur hésitation, elle insista sur le fait que ça lui ferait vraiment plaisir qu’ils acceptent de rester cette nuit.  

David accepta l’invitation avec plaisir malgré le malaise de ses compagnons de sortie.

« Je vais vous montrer vos chambres ».

Ils montèrent l’escalier de marbre, tout en admirant les nombreux tableaux suspendus aux murs tout du long de leur ascension. Mégane demanda à Paul pour retourner chercher son sac à main qu’elle avait oublié dans la voiture. La comtesse entendit leur conversation et leur précisa que sortir de nuit de ce manoir était dangereux car dehors la mort rodait. Mégane intriguée par cette confession l’interrogea davantage. La comtesse leur proposa de les suivre dans le salon afin de leur conter l’histoire du manoir. Ils redescendirent tous, guidés par la curiosité, et prirent place sur les canapés, laissant un fauteuil central à leur hôtesse.

Cette histoire va vous paraître bizarre mais elle est bien réelle. Quand j’étais enfant, mes parents sont morts dans un accident de voiture. J’ai alors été recueillie par la seule famille qu’il me restait, une vielle tante et son époux, à qui appartenait ce manoir. A mon arrivée, j’étais perdue. Ma tante était malade, mon oncle, lui, passait ses journées dans son bureau, pièce qui m’était interdite d’accès. Je ne les voyais que très peu. J’ai donc été élevée par un précepteur et une nourrice qui m’ont tout appris. Ils étaient comme des parents adoptifs pour moi. A cette époque, ce manoir rayonnait de splendeur. L’année de mes dix-sept ans, ma tante est décédée. Mon oncle n’a pas supporté la perte de sa chère épouse. Il s’enfermait de plus en plus dans son bureau. Nous ne recevions jamais de visites jusqu’à ce que j’atteigne mes vingt et un ans. Mon oncle m’a alors présentée à un jeune homme de bonne famille, prénommé Herbert, beau garçon assez intriguant. Chaque jour, il rendait visite à mon oncle pour l’aider dans sa comptabilité. Nous avons fini par nous lier d’amitié. Les jours passaient et mes sentiments pour lui grandissaient. Environ six mois après notre première rencontre, alors que je lisais sous mon arbre préféré, il me demanda de l’épouser après avoir demandé l’autorisation de mon oncle. Mon bonheur était à son comble. Nos sentiments étaient réciproques. Mon oncle me convoqua dans son bureau. Ce fut une surprise car, non seulement, je ne le voyais que très rarement, mais aussi, l’accès à son bureau m’avait toujours été interdit jusqu’à ce jour. En son absence, il prenait toujours soin de fermer sa porte à clé. Je pris le soin de frapper avant d’entrer. Ce fut une vision de rêve qui s’offrit à mes yeux ; le sol était tout de marbre vêtu, des centaines de livres rangés avec attention entouraient la pièce, le bureau à lui seul était un chef d’œuvre, une pièce unique sans aucun doute, posé sur un luxueux tapis. Je comprenais pourquoi mon oncle ne voulait pas que je pénètre dans cette pièce. Il me pria de m’asseoir sur la chaise face à son bureau. Il me regarda en souriant, c’était la première fois qu’il faisait attention à moi. Il s’excusa d’avoir été peu présent pour moi durant toutes ses années. Il ne savait comment s’occuper d’un enfant. Maintenant que tu es devenu une femme, j’ai décidé de tout te laisser en cadeau de mariage pour m’excuser de ne pas avoir été là. Je le remerciais du fond du cœur. Il me demanda ce que je pensais de mon mariage avec Herbert. Je lui dis que j’étais très heureuse car j’avais de vrais sentiments pour lui. Il me fit une confession quant à son mariage avec ma tante. Il s’agissait d’un mariage arrangé. Aucun amour n’avait jamais réussi à naître entre eux, son seul plaisir était cette pièce entièrement dédiée à la lecture. C’était son petit coin de paradis. Je lui avouais ma passion pour la lecture et mon lieu préféré pour l’assouvir ; un arbre de la propriété. Il me sourit et me dit qu’il regrettait de ne pas avoir profité de moi auparavant pour partager cette passion commune. Il avait toujours voulu avoir un enfant pour parler littérature. J’ai passé plus de trois heures avec lui. A la fin de notre conversation, il me dit que cette pièce était aussi la mienne à présent. Il se leva et me prit dans ses bras. Mon cœur était rempli de bonheur suite à tous ces changements dans ma vie ; faite autrefois de solitude. Je venais souvent lire dans le bureau de mon oncle. Le soir venu, nous échangions nos avis sur nos lectures au coin du feu de la cheminée. Huit mois plus tard, mon mariage avec Herbert fut annulé ; il était décédé, renversé par une voiture. Mon cœur fut brisé par sa disparition. Peu de temps après, mon oncle me quittait à la suite d’un arrêt cardiaque. Après avoir connu tant de bonheur si soudain, je me retrouvais seule, plus que je ne l’avais jamais été auparavant. J’étais déprimée. Je fis appel à un nouveau comptable, Léonard, pour m’aider à gérer les affaires de mon oncle ainsi que le Manoir. Trois années passèrent, Léonard me faisait la cour et me demandait de l’épouser mais je n’arrivais pas à oublier Herbert. Résignée, ne supportant plus la solitude, j’ai accepté ce mariage sans la moindre émotion dans la plus stricte intimité. Une fois mariée, je me suis rendu compte qu’il n’en voulait qu’à mon argent. Je ne représentais rien à ses yeux. Je le laissais faire ce qu’il voulait tant qu’il ne m’importunait pas dans mon bureau. Cette pièce m’étant strictement réservée. Il accepta étant donné que son seul intérêt était l’argent. Bien que je ne fusse plus seule physiquement, je ne m’étais jamais sentie aussi seule et abandonnée.

Pendant plus de dix ans, j’ai passé le plus clair de mon temps à lire dans cette pièce, mon époux, lui, collectionnait les maîtresses. Il n’a même jamais essayé de me toucher pendant notre mariage. Suivez-moi, je vais vous la faire visiter. Cette pièce était particulièrement bien entretenue, ce qui dénotait par rapport au reste de la demeure.  Elle nous pria de revenir au salon pour terminer son histoire.

Nous étions tous à l’écoute, impatients de connaître la fin de l’histoire. En quelques années, mon mari a perdu tout mon héritage et voulait vendre cette propriété. Cependant, elle était à mon nom et en vertu de notre contrat de mariage, j’étais la seule à pouvoir prendre des décisions quant à la vente de ma demeure. Il a alors essayé de me tuer à de nombreuses reprises mais j’ai tenu bon en refusant toujours de vendre. J’ai dû renvoyer toutes les personnes que j’employais, d’où l’état actuel de délabrement de ma propriété. Un jour, en sortant de mon bureau, mon mari m’a menacée avec une arme, il m’a amenée dans le jardin. Au moment de tirer, il a basculé dans un ancien puits recouvert d’un tas de feuilles. Je l’ai laissé là mourir de faim et de soif. Depuis ce jour-là, il hante les jardins du manoir. Je ne sors plus que la journée car la nuit son esprit est bien présent. Si seulement vous pouviez m’aider, je serais me montrer très généreuse avec vous.

Paul demanda comment ils pouvaient l’aider. La comtesse répondit : « je voudrais que vous descendiez dans le trou où mon époux est tombé pour  lui donner une sépulture décente afin qu’il me laisse en paix. Vous ne devez, en aucun cas, vous sentir obligés d’accepter. Mais il faut le faire en journée. » Les quatre amies se regardaient et acceptèrent d’aider la comtesse, laquelle monta dans sa chambre, suivie de quelques minutes par Samantha et David.

Pendant ce temps, Mégane et Paul allaient découvrir davantage le bureau et ses nombreux livres. En enlevant un livre pour le consulter, un passage secret avec un escalier descendant dans les sous-sols s’ouvrit. Paul et Mégane étaient intrigués. Ils allèrent, en cuisine, chercher une lampe de poche pour pouvoir éclairer le passage. Ils commencèrent la descente, les murs étaient recouverts de bibliothèques contenant de très nombreux livres. Après dix minutes de marche, ils étaient arrivés au bout du tunnel où une porte bloquait le passage. Que pouvait-il y avoir derrière ? Ni l’un ni l’autre n’osaient pousser la porte afin d’y découvrir ce qu’il y avait derrière. Ils n’avaient plus guère le temps de se poser la question, un bruit venant de l’étage leur étant parvenu aux oreilles. Ils remontèrent en toute hâte et fermèrent le passage juste avant que la Comtesse n’entra dans la bibliothèque. Cette dernière les interrogea sur leur présence en ce lieu. David insista sur leur intérêt pour les livres et la beauté de cette pièce.

Elle les pria d’aller se coucher sous le prétexte qu’ils avaient besoin de repos. Les deux amoureux montèrent dans leur chambre s’allonger. Ils se posaient des questions sur le souterrain, la porte et l’histoire de la Comtesse. Pouvaient-ils faire confiance à cette femme ? Dans quelle aventure s’étaient-ils embarqués.

Le matin arriva. Samantha et David étaient les premiers levés, ils prenaient le petit-déjeuner en compagnie de la Comtesse, laquelle avait l’air radieuse, bien plus que la veille. Était-ce leur compagnie qui avait provoqué ce changement ? Mégane et Paul, épuisés par leur nuit troublée, arrivèrent dans la salle à manger. Ils s’excusèrent auprès de leur hôtesse de ne pas prendre le temps de manger quelque chose mais ils ne voulaient pas rater le garagiste. Ils partirent à pied rejoindre leur voiture.

De leur côté, David et Samantha, accompagné de la Comtesse arrivèrent près du trou où gisaient les ossements de son défunt époux. Il accrocha une corde à un arbre tout proche afin de pouvoir descendre et remonter sans trop de difficultés. Arrivé au fond du trou, il ne vit rien. En voulant remonter, la corde lui tomba dessus ; elle avait été coupée par la Comtesse, juste après qu’elle ait assommé Samantha. Elle la transporta jusque dans sa demeure dans une brouette. Elle ouvrit le passage secret de son bureau où elle enferma Samantha dans une pièce sans fenêtre, avec juste un lit. On aurait dit un cachot. Elle ferma la porte à clé avant de remonter à la surface. Elle retourna voir le trou où David était bloqué. Elle lui annonça qu’il allait mourir dans ce trou. Il essayait de grimper mais n’y arrivait pas, son gsm ne captait pas de réseau ; il était désespéré. Elle mit une trappe au-dessus du trou.

Mégane et Paul avait été remorqué jusqu'en ville. Le garagiste les interrogea pour savoir où ils avaient passé la nuit. Ils racontèrent leur hébergement et l’histoire que la Comtesse leur avait racontée. Le garagiste fut étonné. Bien qu’il ait toujours vécu dans la ville attenante, il n’avait jamais entendu une telle histoire. Dans la région, tout le monde la considérait comme une vieille fille devenue folle. Il n’avait jamais entendu parler du moindre mariage. Tous deux affolés d’avoir laissé leurs amis seuls avec la comtesse, ils demandèrent au garagiste s’il pouvait leur louer une voiture. Il ne pouvait les aider.

Au bout d’une heure de travail, la voiture était réparée, ils payèrent le garagiste et s’empressèrent de retourner au manoir. Paul se gara devant l’habitation où la Comtesse les attendait. Ne voyant, à première vue, aucune trace de la présence de Samantha et David, ils demandèrent où ils se trouvaient. La comtesse répondit que leurs amis avaient pris un taxi. Les amoureux ne pouvaient croire à cette version. Ils lui demandèrent s’ils pouvaient encore passer une journée en sa compagnie.  Elle accepta avec enthousiasme. Ils s’installèrent dans la bibliothèque afin de discuter littérature. Paul s’excusa, prétextant qu’il avait faim, afin de partir à la recherche de ses amis. Il se rendit dans le jardin cherchant le fameux trou. Soudain, il entendit la voix de David. Guidée par celle-ci, il localisa le trou, enleva la trappe et vit David au fond Il ne trouvait rein à proximité pour l’aider à sortir. Il couru jusqu’à l’abri de jardin chercher une corde qui lui permit de le remonter. David ne savait pas où était Samantha.

La comtesse trouvait que Paul mettait plus de temps qu’il n’en fallait ; elle comprit la manœuvre. Elle ouvrit la cachette secrète et demanda à Mégane de l’accompagner car elle voulait lui montrer quelque chose. Ayant peur d’éveiller les soupçons, elle l’a suivit en bas. La comtesse profita de l’effet de surprise, la vue de Samantha allongée sur un lit, pour pousser Mégane dans la pièce et les enfermer. La comtesse lui dit qu’elle était trop curieuse.  Elle remonta les escaliers, s’assit paisiblement dans son fauteuil attendant le retour de David et Paul. A leur arrivée dans la pièce, ils demandèrent où se trouvaient leur compagne. La comtesse leur annonça qu’elle ne les libèrerait qu’à une seule condition.

« Le trou dans mon jardin donne accès à un passage où vous irez me chercher une boîte qui m’attend depuis plus de 50 ans, en raison de mon âge, je ne peux aller la chercher moi-même. »

David « c’est comme si c’était fait, laissez-nous cinq minutes »

David et Paul attachèrent deux cordes à l’arbre tout proche et descendirent dans le trou, il y avait deux chemins possibles soit à droite soit à gauche. Ils décidèrent de ne pas se séparer. Ils choisirent le chemin de droite. Lorsqu’ils virent qu’ils marchaient sur des os humains, ils rebroussèrent chemin et prirent l’autre chemin, lequel les conduisit devant deux portes ; c’était un vrai labyrinthe. Après observation des portes et réflexion, ils choisirent la porte de gauche. Ils arrivèrent dans une salle avec quatre coffres. Un message les informait : « tu te trompes de coffre, tu meurs ».

Quel coffre choisir ? Ils observèrent les coffres. A première vue, ils ne se différenciaient que par la taille.

David : « A mon avis c’est la petite ou la grande. »

Paul : « Pourquoi serait-ce aussi simple ? »

David : «  Il faut pourtant faire un choix. »

Paul : « Je sais mais si on se trompe, nous mourrons tous » Il avança et prit la boîte moyenne »

David : « Comment as-tu deviné ? »

Paul : « Simple, sur cette boîte sont représentées les mêmes armoiries que dans le bureau. »

A leur retour, ils remirent la boîte à la comtesse qui respecta sa promesse. Elle leur confia la clé pour libérer leur compagne, toutes deux enfermées au sous-sol. David alla les libérer. Une fois tous réunis dans le bureau, la comtesse leur expliqua que rien n’était arrivé par hasard ; pas même la pane de voiture. Mon époux avant de mourir m’a confié qu’il avait eu une liaison de laquelle était né un fils. Cette femme était ta grand-mère paternelle Paul.

« Je n’ai jamais eu d’enfant, je n’ai donc pas d’héritier. Tu es mon plus proche parent en vie, je te confie ce coffre. Ouvre-le ! Il contient, comme tu peux le constater, les titres de propriété du manoir et de tout ce qu’il me reste. Je te fais don de l’ensemble. »

Mon âme peut à présent partir en paix. Rends à ce manoir sa splendeur d’antan. La comtesse disparut comme par enchantement. Les quatre amis, étonnés de la tournure des événements de ces dernières quarante-huit heures, se regardaient les yeux emplis de surprise.

Paul proposa de vivre à quatre dans la propriété et d’accomplir le souhait de la comtesse quant à la remise en état de la propriété. Ils acceptèrent tous avec entrain.

Par Wesley Delbelgo
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Mardi 3 juin 2008



C’était une ruelle sombre, un clochard dormait contre un carton comme toutes les nuits. Non loin de cette ruelle, un homme au manteau noir dont la capuche cachait le visage marchait. Il arriva devant le clochard endormi. Vérifiant que personne n’était dans le coin, il posa sa main sur la tête du clochard, et dit « je vais te voler tes rêves, tu ne te réveilleras plus jamais ». Le clochard se réveilla paralysé par ce que lui faisait cet homme étrange. Au bout de quelques secondes, il enleva sa main de la tête. Le clochard n’était plus qu’une statue de pierres. Avant de disparaître, il recouvrît l’homme d’une couverture.
  

Comme d’habitude vers 10 heures, Emile venait prendre chaque jour des nouvelles de son ami Richard, le clochard. Affolé par la vision de son ami transformé en pierre, il se mît à courir en direction du commissariat de police. Il arriva dans tous ses états au commissariat de police, l’agent à l’accueil le prenait pour un fou quand il raconta son histoire d’ami pétrifié.

Tout le commissariat avait entendu l’histoire car Emile parlait de plus en plus fort espérant que quelqu’un le prenne au sérieux. L’inspecteur Steve Butchi eut pitié de lui et l’accompagna voir la scène. Lorsqu’il arriva devant ce corps inerte ressemblant à une statue à proximité d’une poubelle entourée de cartons et de couvertures, il comprit qu’Emile disait vrai mais comment expliquer ce qui s’était passé ? Il appela des renforts. Soudainement, l’homme transformé en pierre commença à se fissurer pour devenir poussière. Les deux hommes restèrent sans voix. A l’arrivée des renforts, il ne restait plus du clochard qu’un tas de poussière. L’inspecteur commença à décrire à ses collègues ce qu’il avait vu mais tous se moquaient de lui tout en blaguant sur sa possible nuit en charmante compagnie ou sur le manque de caféine, …

Du haut de l’immeuble, l’homme au manteau noir, l’avaleur d’âme, qui assistait à la scène décida que cette nuit ce serait le tour d’Emile de mourir, étant donné qu’il avait informé la police.

L’inspecteur Butchi donna à Emile sa carte de visite afin qu’il puisse le joindre en cas de problème. La police ne prenait pas au sérieux cette histoire. Aucune patrouille supplémentaire ne surveillerait le secteur. Après tout, il ne s’agissait que de la mort d’un clochard dont on ne pouvait vérifier l’existence !

La nuit tombée sur la ville, Emile s’installa dans un coin tranquille pour dormir. Il venait juste de s’endormir quand il entendit un bruit de pas léger s’approcher de lui. Le clochard s’interrogea sur la personne qui pouvait venir dans ce lieu à une telle heure. Il se mit à paniquer lorsqu’en essayant de s’enfuir face à cet homme vêtu de noir, il n’y arrivait pas ; à chaque fois il le devançait. Il comprit que c’était l’homme qui avait tué son ami Richard. L’avaleur d’âme s’approcha alors de lui, Emile n’avait plus aucune issue possible ; son sort serait le même que celui de Richard. Il allait finir en poussière …

Soudain, une patrouille de police s’arrêta tous phares allumés en direction de la scène. Un des deux policiers menaçait de son arme l’avaleur d’âme. Ce dernier ne craignait pas la mort, il avançait vers les policiers qui se mirent à tirer. Voyant que les balles n’avaient aucun effet, ils se mirent à paniquer. L’autre agent lança un appel de détresse pour obtenir des renforts. Il eut à peine le temps de donner la description vestimentaire lorsque la liaison fut coupée. En se retournant en direction de son collègue, il comprit qu’il était déjà trop tard il n’était plus que pierre et dans les secondes qui suivirent ce fût à son tour !

Le temps que les renforts arrivent, les corps des trois victimes n’étaient plus que poussière ; il ne restait plus que les vêtements. L’inspecteur Butchi, de service ce soir-là, commença à se poser des questions sur ces étranges disparitions. La voiture de police était équipée de caméras pour filmer en cas de poursuite, peut-être un début de piste.

L’agent, censé ramener la voiture des patrouilleurs morts, était à l’arrêt au feu rouge du coin de la rue lorsqu’il vit l’homme en noir dans le rétroviseur. La panique le fit démarrer. L’homme en noir mit la main sur la tête de l’agent dont le pied droit était bloqué sur l’accélérateur ; ce qui les entraîna contre un mur avant que le véhicule n’explose.

L’avaleur d’âme s’en sortit, bien évidemment indemne, sans la moindre égratignure et disparut dans une petite rue voisine.  

L’inspecteur Butchi attendait au bureau de police la voiture pour visionner les vidéos. Un collègue vint l’avertir de ce qui venait de se passer ; l’explosion de la voiture. Il ne savait pas quoi penser de cette affaire, il y avait déjà 5 victimes, toutes devenues poussière. Il  continua ses recherches sur internet mais aucune information ne pouvait l’aider. La seule chose qu’il savait c’est que ce mystérieux personnage ne sortait que la nuit ; toutes les victimes dormaient ou avaient été attaquées le soir.

Sa journée terminée, il décida d'aller voir un prêtre pour parler avec lui voir s'il n’aurait pas une idée. Mais le prêtre ne savait pas l’aider. Il alla à la bibliothèque voir dans les livres du moyen âge s’il n’y avait pas de précédent mais il ne trouva rien. Sur le point de partir, une étrange vieille dame l’interpella : « j’ai vu ce qui s’est passé hier soir, mais j'ai peur. Si je vous aide, vous me protégerez ? ».

Il amena la vieille dame au bureau de police où elle raconta ce qu’elle avait vu par la fenêtre de sa chambre située face à la scène de crime. L’inspecteur Butchi avait enfin un témoin et demanda à ses supérieurs qu’on poste une voiture devant chez elle et des agents dans son appartement. Sa demande fut acceptée. Le soir arrivait, il y avait 4 agents de police en bas de la rue et 4 dans son appartement. Il était minuit l’homme en noir avançait dans la ruelle et arriva devant les 4 agents de police affolés qui déchargeaient leur arme sur lui. Rien ne l’atteignait, il avançait toujours. Il s’occupa du premier policier. Les trois autres lui sautèrent dessus mais ils n’arrivaient pas à l’attraper car il n’avait pas de corps. Ils se mirent tous trois à courir dans la rue mais l’avaleur d’âme les attrapa un par un. Il arriva ensuite devant la porte de l’appartement de la vieille dame où deux agents s’étaient endormis, il mit la main sur leur tête comme à son habitude. L’inspecteur Butchi avait décidé de rester lui aussi avec la vieille dame dans l’appartement. Lorsqu’on frappa à la porte, il la cacha dans un placard. Un des deux agents ouvrit la porte et commença à vider son arme dessus mais il avançait toujours. Le deuxième agent alla s’enfermer dans la chambre de la vieille dame en callant la porte avec tout ce qu’il trouvait.

L’inspecteur Butchi qui assistait à la scène commença par aveugler l’homme en noir avec une lampe de poche, mais malheureusement pour lui les piles de sa lampe commençaient à faiblir pour finir par s’éteindre. Il vivait ses dernières minutes sachant qu’il allait mourir. Il vit arriver une forme humaine sans visage. C’était la fin. L’agent de police enfermé dans la chambre se cachait sous le lit. Il n’était que minuit, il attendait le lever du jour pour sortir de sa cachette.

Depuis  cinq minutes, plus aucun bruit. L’agent caché ne savait que penser ; il se disait que l’homme en noir était parti. Il décida d’appeler au secours. En se retournant, il vit l’homme en noir assis sur une chaise qui l’observait. Il lui fit un petit signe de la main, se leva et avança lentement vers sa nouvelle victime. Il s’approcha de l’agent qui le menaçait avec son arme ; il tira en pleine tête, mais l’homme en noir enlevait sa capuche il n’avait pas de visage. L’agent de police le supplia de le laisser en vie mais il mit sa main sur sa tête. Il eut droit au même traitement que toutes les autres victimes. Les renforts arrivèrent et constatèrent avec désolation qu'ils étaient tous transformés en poussière, la vieille dame y compris. C’était la panique totale ; la police n’arrivait plus à étouffer l’affaire. Tous ces décès faisaient les gros titres de la presse. La population était effrayée par ce tueur mystérieux dont on ne savait que peu de choses. Tout le monde commençait à quitter la ville de peur de mourir. C’était l’anarchie totale; les magasins étaient dévalisés.

La police était perdue, il était immortel ; on ne pouvait pas le tuer avec une arme. L’homme en noir faisait de plus en plus de victimes, la police avait tout essayé contre lui mais rien ne fonctionnait. Il y avait déjà 126 victimes toutes mortes la nuit. Il n’attaquait donc jamais le jour. La lumière devait être un point faible ; peut-être le seul. Il devait donc vivre dans un endroit obscur la journée, une grotte, les égouts, une mine. Le réseau des égouts de la ville, cachette la plus probable, était tellement vaste qu’il serait impossible de tout visiter.

Le maire de la ville décida de sceller toutes les grilles d’égouts pour bloquer celui que les médias avaient surnommé « l’avaleur d’âme ». Ce soir-là dans les bureaux du maire, il était tard, il faisait nuit, il y avait deux gardes du corps devant la porte. L’homme en noir arriva devant les gardes du corps et les maitrisa en quelques secondes. Il frappa à la porte puis entra dans le bureau du maire qui courait dans tous les sens pour l’éviter et lui demanda « pourquoi moi ? ». L’avaleur d’âme ne répondit pas. Il avançait doucement vers sa nouvelle victime et mit sa main sur la tête du maire.

Le lendemain matin, à la vue du spectacle offert à ses yeux, la secrétaire poussa un cri strident qui fut entendu à travers toute la ville. Il n’y avait plus que de la poussière et les vêtements du maire. La police arriva sur les lieux pour constater la nouvelle scène de crime.

Après étude par les plus grands scientifiques, les autorités décidèrent d’illuminer toute la ville 24 heures sur 24, espérant ainsi contrecarrer les plans funestes de l’avaleur d’âme. Tout le monde mit la main à la pâte pour que tout soit prêt avant la nuit. La police décida d’installer des projecteurs très puissants sur leur voiture pour se défendre.

Lorsque la nuit commença à tomber sur la ville, les gens se barricadaient chez eux en laissant toutes les lumières allumées. Même les petites rues étaient éclairées.

Le jour levé, aucune victime n’était à déplorer. La population et les autorités étaient soulagées.  Ils venaient peut-être de gagner une manche mais certainement pas la guerre.

La nuit suivante, une tempête s’abattit sur la ville et entraîna des dégâts tels au réseau électrique que la ville était sans électricité. L’avaleur avait décimé tout le personnel compétent pour se venger de l’affront subi la veille. C’était la panique générale ; la ville était dans le noir total. Les gens mourraient les uns après les autres.

Une fois le jour levé, le constat était une véritable hécatombe ; un quartier entier avait été décimé. Au total, le bilan était de plus de 349 personnes selon l’état civil.

La situation ne faisait que s’empirer, l’armée fût donc appeler pour s’occuper de cet homme en noir. Cette situation ne pouvait perdurer plus longtemps. Sept cents hommes furent envoyés dans les égouts et endroits sombres pour le traquer. C’était le dernier espoir de la ville. S’ils échouaient, ce serait au tour des autres villes de subir le même sort.

Tous les militaires étaient équipés d'un appareil à détection infrarouge et d'armes équipées de lampes puissantes pour aveugler l’homme en noir. Ils étaient divisés en 23 équipes, chacune  avait son secteur de la ville et des égouts. Le quartier général était installé dans le bureau du maire décédé. Les heures avançaient, les équipes ne trouvaient rien. La nuit tomba sur la ville. Le général demanda à ses troupes de remonter à la surface et de revenir au quartier général. Une équipe, qui n’était pas encore sortie des égouts, appela le général  « ici équipe 12 on l’a trouvé, on le poursuit ».

Le général « revenez, l’autonomie de vos lampes va être insuffisante ».

On entendit la radio émettre des cris de plus horribles, toute l’équipe avait été décimée. Le général était effondré. Son assistant lui fit remarquer qu’ils savaient à présent quel secteur fouiller dès le lendemain. L’équipe douze ne serait pas morte pour rien.

Le général remercia son assistant. Demain, ce secteur serait fouillé dans les moindres détails. Si l’avaleur d’âme n’était pas arrêté aujourd’hui, le général décida qu’il faudrait évacuer le secteur et le bombarder.

Rien, aucune trace de l’avaleur d’âme. Le plan d’évacuation devait démarrer immédiatement. Pour que la population ne souffre pas des répercussions des bombardements, il faudrait évacuer sur un rayon de cent kilomètre. Il n’y avait pas de temps à perdre, le général avait décidé de démarrer l’évacuation dès le lever de soleil afin que le soir venu plus personne ne se trouvent dans le périmètre défini.

Ils allaient bombarder la ville et la rayer de la carte, c’était la seule solution, le président donna son accord.  Pendant plus d’une semaine la ville fut bombardée. Elle était en ruine. Le président décida de rayer cette ville de la carte, il fit construire un Dôme géant sur toute la zone bombardée. C’était un piège dans l’hypothèse où l’homme en noir ne serait pas mort sous les bombardements. Dans le dôme, les autorités pouvait contrôler de l’extérieur la lumière et l’obscurité. Le but était de faire sortir l’avaleur d’âme de sa cachette et d’illuminer le dôme entier pour le tuer définitivement.

Plus personne ne pouvait approcher, la ville était complètement isolée du reste du monde, personne ne pouvait ni sortir ni entrer. La nuit tomba sur la ville en ruine, l’homme en noir avait survécu aux bombardements mais sa force diminuait. L’âme de ses victimes était sa source de vie. Il s’était rabattu sur tous les animaux ; rats, chats, errants, … Mais la force vitale de ces animaux n’était pas assez forte pour lui. Il cherchait un moyen de quitter la ville emmurée.

Il errait dans la ville comme une âme sans force en cherchant la moindre source de vie pour survivre. Soudainement, l’avaleur d’âme fut pris à son propre jeu. Les autorités laissèrent entrer les rayons du soleil, lesquels lui transperçaient son « corps transparent » jusqu’à ce qu’il se dissipa en fumée. Il était enfin mort.

La ville fut inhabitée pendant plus de 1000 ans, une nouvelle ville fut reconstruite au-dessus des ruines, tout le monde avait oublié l’homme en noir ; c’était devenu une légende urbaine.

Quelque part au fond des égouts, il se produisit une chose étrange… Une partie de l’homme en noir n’avait pas été détruite et était retombée dans les égouts sombres. Cette partie permit de maintenir en vie les enfants de l’avaleur d’âme qui n’étaient pas encore arrivés à maturité. Les enfants étaient protégés dans leur chrysalide en attendant leur heure. En fait, l’avaleur d’âme était une femme qui tuait pour nourrir ses bébés afin qu’ils puissent survivre dans ce monde qui n’était pas le leur.

Une ville ayant été reconstruite, les chrysalides ressentaient les âmes des gens qui vivaient au-dessus. Les cinq chrysalides finirent par se briser. Maintenant il n'y avait plus un avaleur d’âme mais cinq filles en noir prêtes à prendre le relais de leur mère morte. Elles allaient montées à la surface pour préparer la naissance de leurs futurs enfants…  Le cauchemar allait recommencer pour les habitants. Faites attention dans les ruelles sombres, on ne sait jamais qui on peut rencontrer. Vous pouvez toujours essayer de courir le plus vite possible mais vous n’avez aucune chance de rester en vie ...

Par Wesley Delbelgo
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