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  • Wesley Delbelgo
  • Le blog de Wesley Delbelgo
  • Homme
  • 02/09/1981
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  • Jeune passionné d'écriture en train de finaliser mon premier roman J'ai décidé de publier sur ce blog des nouvelles courtes afin de me faire connaître. J'essayerai de publier aussi souvent que possible.

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Mardi 3 juin 2008 2 03 /06 /Juin /2008 21:54



C’était une ruelle sombre, un clochard dormait contre un carton comme toutes les nuits. Non loin de cette ruelle, un homme au manteau noir dont la capuche cachait le visage marchait. Il arriva devant le clochard endormi. Vérifiant que personne n’était dans le coin, il posa sa main sur la tête du clochard, et dit « je vais te voler tes rêves, tu ne te réveilleras plus jamais ». Le clochard se réveilla paralysé par ce que lui faisait cet homme étrange. Au bout de quelques secondes, il enleva sa main de la tête. Le clochard n’était plus qu’une statue de pierres. Avant de disparaître, il recouvrît l’homme d’une couverture.
  

Comme d’habitude vers 10 heures, Emile venait prendre chaque jour des nouvelles de son ami Richard, le clochard. Affolé par la vision de son ami transformé en pierre, il se mît à courir en direction du commissariat de police. Il arriva dans tous ses états au commissariat de police, l’agent à l’accueil le prenait pour un fou quand il raconta son histoire d’ami pétrifié.

Tout le commissariat avait entendu l’histoire car Emile parlait de plus en plus fort espérant que quelqu’un le prenne au sérieux. L’inspecteur Steve Butchi eut pitié de lui et l’accompagna voir la scène. Lorsqu’il arriva devant ce corps inerte ressemblant à une statue à proximité d’une poubelle entourée de cartons et de couvertures, il comprit qu’Emile disait vrai mais comment expliquer ce qui s’était passé ? Il appela des renforts. Soudainement, l’homme transformé en pierre commença à se fissurer pour devenir poussière. Les deux hommes restèrent sans voix. A l’arrivée des renforts, il ne restait plus du clochard qu’un tas de poussière. L’inspecteur commença à décrire à ses collègues ce qu’il avait vu mais tous se moquaient de lui tout en blaguant sur sa possible nuit en charmante compagnie ou sur le manque de caféine, …

Du haut de l’immeuble, l’homme au manteau noir, l’avaleur d’âme, qui assistait à la scène décida que cette nuit ce serait le tour d’Emile de mourir, étant donné qu’il avait informé la police.

L’inspecteur Butchi donna à Emile sa carte de visite afin qu’il puisse le joindre en cas de problème. La police ne prenait pas au sérieux cette histoire. Aucune patrouille supplémentaire ne surveillerait le secteur. Après tout, il ne s’agissait que de la mort d’un clochard dont on ne pouvait vérifier l’existence !

La nuit tombée sur la ville, Emile s’installa dans un coin tranquille pour dormir. Il venait juste de s’endormir quand il entendit un bruit de pas léger s’approcher de lui. Le clochard s’interrogea sur la personne qui pouvait venir dans ce lieu à une telle heure. Il se mit à paniquer lorsqu’en essayant de s’enfuir face à cet homme vêtu de noir, il n’y arrivait pas ; à chaque fois il le devançait. Il comprit que c’était l’homme qui avait tué son ami Richard. L’avaleur d’âme s’approcha alors de lui, Emile n’avait plus aucune issue possible ; son sort serait le même que celui de Richard. Il allait finir en poussière …

Soudain, une patrouille de police s’arrêta tous phares allumés en direction de la scène. Un des deux policiers menaçait de son arme l’avaleur d’âme. Ce dernier ne craignait pas la mort, il avançait vers les policiers qui se mirent à tirer. Voyant que les balles n’avaient aucun effet, ils se mirent à paniquer. L’autre agent lança un appel de détresse pour obtenir des renforts. Il eut à peine le temps de donner la description vestimentaire lorsque la liaison fut coupée. En se retournant en direction de son collègue, il comprit qu’il était déjà trop tard il n’était plus que pierre et dans les secondes qui suivirent ce fût à son tour !

Le temps que les renforts arrivent, les corps des trois victimes n’étaient plus que poussière ; il ne restait plus que les vêtements. L’inspecteur Butchi, de service ce soir-là, commença à se poser des questions sur ces étranges disparitions. La voiture de police était équipée de caméras pour filmer en cas de poursuite, peut-être un début de piste.

L’agent, censé ramener la voiture des patrouilleurs morts, était à l’arrêt au feu rouge du coin de la rue lorsqu’il vit l’homme en noir dans le rétroviseur. La panique le fit démarrer. L’homme en noir mit la main sur la tête de l’agent dont le pied droit était bloqué sur l’accélérateur ; ce qui les entraîna contre un mur avant que le véhicule n’explose.

L’avaleur d’âme s’en sortit, bien évidemment indemne, sans la moindre égratignure et disparut dans une petite rue voisine.  

L’inspecteur Butchi attendait au bureau de police la voiture pour visionner les vidéos. Un collègue vint l’avertir de ce qui venait de se passer ; l’explosion de la voiture. Il ne savait pas quoi penser de cette affaire, il y avait déjà 5 victimes, toutes devenues poussière. Il  continua ses recherches sur internet mais aucune information ne pouvait l’aider. La seule chose qu’il savait c’est que ce mystérieux personnage ne sortait que la nuit ; toutes les victimes dormaient ou avaient été attaquées le soir.

Sa journée terminée, il décida d'aller voir un prêtre pour parler avec lui voir s'il n’aurait pas une idée. Mais le prêtre ne savait pas l’aider. Il alla à la bibliothèque voir dans les livres du moyen âge s’il n’y avait pas de précédent mais il ne trouva rien. Sur le point de partir, une étrange vieille dame l’interpella : « j’ai vu ce qui s’est passé hier soir, mais j'ai peur. Si je vous aide, vous me protégerez ? ».

Il amena la vieille dame au bureau de police où elle raconta ce qu’elle avait vu par la fenêtre de sa chambre située face à la scène de crime. L’inspecteur Butchi avait enfin un témoin et demanda à ses supérieurs qu’on poste une voiture devant chez elle et des agents dans son appartement. Sa demande fut acceptée. Le soir arrivait, il y avait 4 agents de police en bas de la rue et 4 dans son appartement. Il était minuit l’homme en noir avançait dans la ruelle et arriva devant les 4 agents de police affolés qui déchargeaient leur arme sur lui. Rien ne l’atteignait, il avançait toujours. Il s’occupa du premier policier. Les trois autres lui sautèrent dessus mais ils n’arrivaient pas à l’attraper car il n’avait pas de corps. Ils se mirent tous trois à courir dans la rue mais l’avaleur d’âme les attrapa un par un. Il arriva ensuite devant la porte de l’appartement de la vieille dame où deux agents s’étaient endormis, il mit la main sur leur tête comme à son habitude. L’inspecteur Butchi avait décidé de rester lui aussi avec la vieille dame dans l’appartement. Lorsqu’on frappa à la porte, il la cacha dans un placard. Un des deux agents ouvrit la porte et commença à vider son arme dessus mais il avançait toujours. Le deuxième agent alla s’enfermer dans la chambre de la vieille dame en callant la porte avec tout ce qu’il trouvait.

L’inspecteur Butchi qui assistait à la scène commença par aveugler l’homme en noir avec une lampe de poche, mais malheureusement pour lui les piles de sa lampe commençaient à faiblir pour finir par s’éteindre. Il vivait ses dernières minutes sachant qu’il allait mourir. Il vit arriver une forme humaine sans visage. C’était la fin. L’agent de police enfermé dans la chambre se cachait sous le lit. Il n’était que minuit, il attendait le lever du jour pour sortir de sa cachette.

Depuis  cinq minutes, plus aucun bruit. L’agent caché ne savait que penser ; il se disait que l’homme en noir était parti. Il décida d’appeler au secours. En se retournant, il vit l’homme en noir assis sur une chaise qui l’observait. Il lui fit un petit signe de la main, se leva et avança lentement vers sa nouvelle victime. Il s’approcha de l’agent qui le menaçait avec son arme ; il tira en pleine tête, mais l’homme en noir enlevait sa capuche il n’avait pas de visage. L’agent de police le supplia de le laisser en vie mais il mit sa main sur sa tête. Il eut droit au même traitement que toutes les autres victimes. Les renforts arrivèrent et constatèrent avec désolation qu'ils étaient tous transformés en poussière, la vieille dame y compris. C’était la panique totale ; la police n’arrivait plus à étouffer l’affaire. Tous ces décès faisaient les gros titres de la presse. La population était effrayée par ce tueur mystérieux dont on ne savait que peu de choses. Tout le monde commençait à quitter la ville de peur de mourir. C’était l’anarchie totale; les magasins étaient dévalisés.

La police était perdue, il était immortel ; on ne pouvait pas le tuer avec une arme. L’homme en noir faisait de plus en plus de victimes, la police avait tout essayé contre lui mais rien ne fonctionnait. Il y avait déjà 126 victimes toutes mortes la nuit. Il n’attaquait donc jamais le jour. La lumière devait être un point faible ; peut-être le seul. Il devait donc vivre dans un endroit obscur la journée, une grotte, les égouts, une mine. Le réseau des égouts de la ville, cachette la plus probable, était tellement vaste qu’il serait impossible de tout visiter.

Le maire de la ville décida de sceller toutes les grilles d’égouts pour bloquer celui que les médias avaient surnommé « l’avaleur d’âme ». Ce soir-là dans les bureaux du maire, il était tard, il faisait nuit, il y avait deux gardes du corps devant la porte. L’homme en noir arriva devant les gardes du corps et les maitrisa en quelques secondes. Il frappa à la porte puis entra dans le bureau du maire qui courait dans tous les sens pour l’éviter et lui demanda « pourquoi moi ? ». L’avaleur d’âme ne répondit pas. Il avançait doucement vers sa nouvelle victime et mit sa main sur la tête du maire.

Le lendemain matin, à la vue du spectacle offert à ses yeux, la secrétaire poussa un cri strident qui fut entendu à travers toute la ville. Il n’y avait plus que de la poussière et les vêtements du maire. La police arriva sur les lieux pour constater la nouvelle scène de crime.

Après étude par les plus grands scientifiques, les autorités décidèrent d’illuminer toute la ville 24 heures sur 24, espérant ainsi contrecarrer les plans funestes de l’avaleur d’âme. Tout le monde mit la main à la pâte pour que tout soit prêt avant la nuit. La police décida d’installer des projecteurs très puissants sur leur voiture pour se défendre.

Lorsque la nuit commença à tomber sur la ville, les gens se barricadaient chez eux en laissant toutes les lumières allumées. Même les petites rues étaient éclairées.

Le jour levé, aucune victime n’était à déplorer. La population et les autorités étaient soulagées.  Ils venaient peut-être de gagner une manche mais certainement pas la guerre.

La nuit suivante, une tempête s’abattit sur la ville et entraîna des dégâts tels au réseau électrique que la ville était sans électricité. L’avaleur avait décimé tout le personnel compétent pour se venger de l’affront subi la veille. C’était la panique générale ; la ville était dans le noir total. Les gens mourraient les uns après les autres.

Une fois le jour levé, le constat était une véritable hécatombe ; un quartier entier avait été décimé. Au total, le bilan était de plus de 349 personnes selon l’état civil.

La situation ne faisait que s’empirer, l’armée fût donc appeler pour s’occuper de cet homme en noir. Cette situation ne pouvait perdurer plus longtemps. Sept cents hommes furent envoyés dans les égouts et endroits sombres pour le traquer. C’était le dernier espoir de la ville. S’ils échouaient, ce serait au tour des autres villes de subir le même sort.

Tous les militaires étaient équipés d'un appareil à détection infrarouge et d'armes équipées de lampes puissantes pour aveugler l’homme en noir. Ils étaient divisés en 23 équipes, chacune  avait son secteur de la ville et des égouts. Le quartier général était installé dans le bureau du maire décédé. Les heures avançaient, les équipes ne trouvaient rien. La nuit tomba sur la ville. Le général demanda à ses troupes de remonter à la surface et de revenir au quartier général. Une équipe, qui n’était pas encore sortie des égouts, appela le général  « ici équipe 12 on l’a trouvé, on le poursuit ».

Le général « revenez, l’autonomie de vos lampes va être insuffisante ».

On entendit la radio émettre des cris de plus horribles, toute l’équipe avait été décimée. Le général était effondré. Son assistant lui fit remarquer qu’ils savaient à présent quel secteur fouiller dès le lendemain. L’équipe douze ne serait pas morte pour rien.

Le général remercia son assistant. Demain, ce secteur serait fouillé dans les moindres détails. Si l’avaleur d’âme n’était pas arrêté aujourd’hui, le général décida qu’il faudrait évacuer le secteur et le bombarder.

Rien, aucune trace de l’avaleur d’âme. Le plan d’évacuation devait démarrer immédiatement. Pour que la population ne souffre pas des répercussions des bombardements, il faudrait évacuer sur un rayon de cent kilomètre. Il n’y avait pas de temps à perdre, le général avait décidé de démarrer l’évacuation dès le lever de soleil afin que le soir venu plus personne ne se trouvent dans le périmètre défini.

Ils allaient bombarder la ville et la rayer de la carte, c’était la seule solution, le président donna son accord.  Pendant plus d’une semaine la ville fut bombardée. Elle était en ruine. Le président décida de rayer cette ville de la carte, il fit construire un Dôme géant sur toute la zone bombardée. C’était un piège dans l’hypothèse où l’homme en noir ne serait pas mort sous les bombardements. Dans le dôme, les autorités pouvait contrôler de l’extérieur la lumière et l’obscurité. Le but était de faire sortir l’avaleur d’âme de sa cachette et d’illuminer le dôme entier pour le tuer définitivement.

Plus personne ne pouvait approcher, la ville était complètement isolée du reste du monde, personne ne pouvait ni sortir ni entrer. La nuit tomba sur la ville en ruine, l’homme en noir avait survécu aux bombardements mais sa force diminuait. L’âme de ses victimes était sa source de vie. Il s’était rabattu sur tous les animaux ; rats, chats, errants, … Mais la force vitale de ces animaux n’était pas assez forte pour lui. Il cherchait un moyen de quitter la ville emmurée.

Il errait dans la ville comme une âme sans force en cherchant la moindre source de vie pour survivre. Soudainement, l’avaleur d’âme fut pris à son propre jeu. Les autorités laissèrent entrer les rayons du soleil, lesquels lui transperçaient son « corps transparent » jusqu’à ce qu’il se dissipa en fumée. Il était enfin mort.

La ville fut inhabitée pendant plus de 1000 ans, une nouvelle ville fut reconstruite au-dessus des ruines, tout le monde avait oublié l’homme en noir ; c’était devenu une légende urbaine.

Quelque part au fond des égouts, il se produisit une chose étrange… Une partie de l’homme en noir n’avait pas été détruite et était retombée dans les égouts sombres. Cette partie permit de maintenir en vie les enfants de l’avaleur d’âme qui n’étaient pas encore arrivés à maturité. Les enfants étaient protégés dans leur chrysalide en attendant leur heure. En fait, l’avaleur d’âme était une femme qui tuait pour nourrir ses bébés afin qu’ils puissent survivre dans ce monde qui n’était pas le leur.

Une ville ayant été reconstruite, les chrysalides ressentaient les âmes des gens qui vivaient au-dessus. Les cinq chrysalides finirent par se briser. Maintenant il n'y avait plus un avaleur d’âme mais cinq filles en noir prêtes à prendre le relais de leur mère morte. Elles allaient montées à la surface pour préparer la naissance de leurs futurs enfants…  Le cauchemar allait recommencer pour les habitants. Faites attention dans les ruelles sombres, on ne sait jamais qui on peut rencontrer. Vous pouvez toujours essayer de courir le plus vite possible mais vous n’avez aucune chance de rester en vie ...

Par Wesley Delbelgo - Publié dans : Nouvelles fantastiques - Communauté : jeune auteur et compositeur
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Commentaires

Tes idées peuvent etres bonnes mais ton travail manque de structure... Ca part dans tous les sens et , parfois, n'est pas carrect... Tu dois etre jeune alors travail ton style car seules les personnes motivées vont au bout de leur rêve!
Commentaire n°1 posté par Alex le 24/03/2010 à 19h41
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